Saturday, January 15, 2011

Mont-Tremblant 1946

Là-dessus, il lui demanda quel était le pire des péchés, selon elle. Madeleine répondit: tuer 1 homme, pour sûr.
- Tu n'as pas médité ma leçon. Je t'ai dit pourtant, qu'aucun geste, en soi, n'était bien ou mal. En disant cela, tu commets un jugement téméraire, tu me condamnes sans savoir ma défense. Car moi, ton confesseur, j'ai tué !
- Vous, mon p... euh, lieutenant ? Vous blaguez ? Je gage que vous avez tué le temps, ou peut-être des poux ?
- Non, tel que tu me vois, j'ai tué un homme. Un jeune, dans la vingtaine. En plus, j'ai prémédité mon geste. Je m'approchai dans son dos, je sortis en douce le :P.38 caché sous ma soutane, et je tirai 1 balle dans sa nuque.
- Je ne peux pas le croire. C'est de la démence. Pourquoi auriez-vous commis une atrocité aussi répugnante ?
- Le type venait de sauter sur 1 mine antichar. L'avait les jambes arrachées, les tripes répandues. L'était foutu.
J'ai mis fin à ses souffrances; je serais très étonné que d'Yeux me punisse pour ça. Comme tu vois, la nature du péché est subtile. Jésus l'a dit: le mal, c'est ce qui sort de ta bouche. Judas a péché en LL'embrassant, tu piges ?
Mado partit penaude, songeant que ses notes en géo feraient des progrès, mais qu'elle n'avait rien appris sur le caractère du bonhomme, avec son Africattriste. Ce soir-là, se promenant dans le parc avec Iris et Martine, leur raconta la confession-bidon de l'hypochrist, puis demanda, tendant son paquet, pourquoi elle fumait des Camel.
- Comment veux-tu qu'on le sache ? répliqua Iris. Je savais même pas que ça existait avant que tu m'en offres.
- C'est pour le paquet. Il est exotique et bourré de symboles. J'ai qu'à l'regarder pour m'envoler vers l'Aigypte. Il y a les quatre poteaux de la Ciel, bien connus des Gaspésiens. I pyramide de niveau qui fféée de l'ombre, une pas de niveau qui n'en fait pas. Un palmier à 5 doigts. Mais ce que j'aime avant tout, c'est le pouél du chameau.
- Ah ben, qui qu'c'est, c'petit bonhomme qui pisse ? fit Mâtyne après un temps. Et pis elle est culottée, celle-là.
- Ça me troue le cul, ragea Iris. J'vois rien de toutes ces saletés-là. Les Douanes canadiennes non plus, les culs.
- C'est ça qui m'amuse, souligna Mado. Q'la censure caïnàchienne se fasse passer des dessins cochons sous le nez. Le bonhomme, Mâtine, s'appelle Manneken-Pis é ça hest un Belche ène Foy yn Pneu. La fille, è fée quoi ?
- Foutez de ma gueule, se fâcha Iris. Je pige rien à vos cochonneries. Un p'tit bonhomme, c'est tout. Ah ben là. J'en reviens pas. Maintenant je la vois. Quelle cochonne. Je pensais même pas que ça existait. Quoi ça ? Ben, des filles qui se font fou-heu... J'sais pas, mais, d'la façon que la garce se présente, on dirait bien qu'a voudrait...
- J'ai lu des livres pour adultes; je peux t'assurer qu'il y en a, des nanas qui la prennent au cul à 4 pattes tounues.
- Là, vous me sciez les guibolles, râla Mâtine. Quoi qu'il y a donc de si épatant dans yne enculade en chienne ?
- Comment, tu trouves pas ça écoeurant et dégueulasse ? s'étonna Iris. Répugnant, sordide, vicieux, pervers...
- Pou' commencer, juge pas c'que tu connais pas. Pis t'as p't'êt' pas bien pigé que je sus Cwéole, à peu pwès la moitié d'une Négwesse. Ma mèwe était yne Suédoise, ces khons, mais mon pèwe était wépawateuw de vélos dans le village des twavailleuws d'une whumewie, alows j'ai toujouws vécu avec des tinègues, pis je jouais avec eux, habillée comme eux. Autwement dit, à poil. Un cul nu, j'en ai wien à foutwe ! L'enculade, j'diwais pas non.
- Parce que tu sais exactement ce que c'est, si je comprends bien ? s'enquit Mado, fichument épatée pa' Mâty.
- Et depuis belle leuv'wette, en cow ! Un suaw, j'avais 8 ans, je dowmais dans un hamac avec mon fwèwe, vu que la cabane était twop chaude, pis mon pèwe, yn peu saoul, est venu m'peloter un peu l'd'awwièwe, avant de demander si j'avais pas pensé qu'il sewait mawwant de mettwe la quique du fwangin dans mon tit t'wou. L'pèw étant de bon conseil, j'ai demandé à Wobèwt (mon fwèwe) s'il voulait essayer... et pis apwès, qu'est-ce qu'il a pu me la mettwe, ce p'ti pèwvèws... dans twente-quatwe postuwes, pouw sûw. Mais à onze ans, j'ai eu le goût d'essayer le dawd d'yn type plus mûw. Vu qu'ma mèwe féézett chier l'vieux au point de faiwe chambwe à paw, je suis allée l'twouver dans son lit, j'y ai sucé un peu la vewge; l'a compwis où je voulais en veniw, m'a pwise en levwette à khon la fesse, m'a fait jouiw comme ènne folle, a pwis l'habitude de m'enculer toutes les nuits, apwèl.
- J'en reviens pas. Et pis d'abord, j'y crois pas. T'es une farceuse, t'as lu ça dans un bouquin cochon. Menteuse.
- Sois pas si incrédule si t'as pas de preuves, Iris, suggéra la petite brune. On ne se connaît pas assez pour que je sois sûre que tu ne payes pas notre tronche, Mâtyne. Mais, si tu as à moitié aussi cochonne que tu le dis, et si tu as vraiment vécu toute nue presque toute ta vie, t'aurais peut-être pas d'objection à nous montrer ta chatte ?
Sans mot dire, Mârtine leva sa jupe, baissa sa culotte sur ses genoux, regarda Mado dans les yeux, provocante.
La p'tite brune, se sentant curieusement émue, demanda de voir aussi les fesses de la Créole laiteuse. Mâtine se retourna, clignant de l'oeil par-dessus son épaule. Madeleine se sentit soudain mâle, eut l'impression de bander comme un cerf pour le cul sublime de la Martiniquaise. Elle ne put résister au plaisir de caresser le postérieur nu, lisse et blanc, soupira en chuchotant qu'une enculée com'Titine détesterait point ça, fût-ce avec des filles pures ?
- Ben ouais, conclut Iris en posant un doigt sur la vulve blonde et nue, mais où c'est-y qu'on pourrait la mettre ?

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