Saturday, January 15, 2011

chapitre VII- Y.LL.G. VI-saith wyth

TDCF-07 Chapitre F 07
Paméla fait des farces (de ploucquetres, évidement)
La Merc cuyvrée, aux flasques de roue ornés de couronnes dorées, se gara en souplesse sur la Côsste Sainte Catherine, à 5-6 encâblures du collège Vrais-Boeufs (laids jésuitres), non loin du Bouffz'ydoncle, restaurant de luxe fréquenté par les mômes-à-Pôpa. Sortant de la guinde, Paulot et Pedro allumèrent des Chesterfield un peu âpres, avant d'envoyer Paméla en reconnaissance. Elle portait une jupe bleue à Jacqueline et une blouse en soie à Solange. Dans sa valoche, la gourdynasse n'avait mis que des trucs de putain et de strip-teaseuse, persuadée qe son d'âble de païre l'envoyait sur le trottoir ou tout au plus dans un bordel pour fétichistes exigeants. Le plus inusité était un porte-jarretelles d'1 mauve surhumain, équipé de gros pompons touffus, qui laissèrent les jeunots perplexes. Pam avait dû expliquer que, si elle faisait chier, Alfy jouait avec les pompons, au lieu de ses ffesses...
Adoncques, ce jour-là, elle était quasiment pudique quand elle marchait sur le trottoir, espionnant les vitrines du resto en tâchant de repérer un grassouillet à lunettes, une raie soignée sur le côté, lisant à table com'hun malpoli.
Tournant le coin de la rue, elle le repéra illico. Un hotu guère appétissant, mais Pam alla au rapport fidèlement. Les deux branquignols avaient passé la matinée à lui enseigner un rôle fichument compliqué, avec de l'exotisme, de la candeur, du bizarre et du loufoque, à la limite du créyâble, par moments. Elle avait bien pigé qu'elle serait une sthar du genre qui se fait enfiler par les trois trous (en même temps). Mais elle trouvait assez marrant qu'ils inventent des scénarios aussi torchés, juste pour se payer sa tronche (vouér' son d'arriére, va dhont savouére..).
Puis elle aimait assez l'idée de bouffer un sundae dans un restaurant chic. Elle appréciait les promenades dans la Monarch de Paulot, qui conduisait très prudemment. Elle découvrait sa Ville petit à petit, la trouvant plutôt jolie.
Fugacement, elle songeait que, si elle parvenait à jouer son rôle sans pouffer de rire à la face du petit gros, elle aurait peut-être assez de talent pour décrocher 1 petit cachet dans un vrai studio de cinéma, ou à la télé. En tout cas, elle était résolue à jouer le jeu. En cas de panique, son rôle lui permettait de jouer les taciturnes: i.e. taire sa gueule durant cinq minutes, le temps qu'elle réfléchisse à une réponse valide. En entrant au Beûfvs sur le Toppe, elle était impatiente et très désireuse de bien faire. Ils s'assirent dans le dos de Daniel Gardonk, commandèrent du mazbout et 1 parfait au kirsch avec 1 pêche Melba pour la Daïme. Les sonndeuil, c'est blauqe, apprit Pam.
Puis Pedro alla s'asseoir en souplesse, juste en face de Daniel, qui lisait un journal largement déployé, ne prit conscience de Pedro qu'en recevant une godasse dans le tibia. Abasourdi, il fit des gros yeux, puis protesta:
- Salut, Pedro. Me demandais ce que t'étais devenu. Ecoute, vieux, j'aimerais bien te dépanner, mais je viens de griller le moteur de ma Harley et Bentley me demande hhun argent fou pour la remonter. Je suis forcé de garder des mioches presque tous les soirs pour payer sa facture, car il refuse de me la rendre, ce fûmier ! Suis à pied !
- Alors là, tu te méprends, mon pote, contra Pedro, cinglant. Je t'avais emprunté cinquante tomates ou à peu près, il me semble. Tiens, les v'là, avec un peu d'intérêt pour te prouver que j'sus pas aussi chien que tu penses.
Daniel, effaré, mit les 100 piastres dans sa poche avec un sourire ravi. Car il y avait juste assez de pognon pour récupérer sa M-50 et lui acheter une batterie neuve afin de pouvoir la sortir le soir. Daniel Gardonk était un fils à papa, mais il n'y pouvait rien, pas vrai ? Et puis, il avait des qualités plutos rares chez les gosses de rissshhhes. Il était fidèle en amitié, généreux et partageux, entre autres. Sa M-50 n'était pas encore rodée quand il proposa à Paulot et Pedro de se faire la main dessus. Et alors, quand Pedro s'était planté dans 1 frêne (en apprenant à freiner), Dany accourut affolé, persuadé que Pierrot s'était démis la clavicule ou fracturé la jambe. Puis, quand Pedro prétendit s'excuser d'avoir tordu la fourche et mis la roue avant en forme de 8, Danihell avait proclamé:
- Tu veux rire ? C'est rien que de la tôle. Si tu me jures que tu n'as que des bleus, je veux bien te la repasser pour que tu la plantes dans un mur. Si tu ne te casses rien, évidemment. Cette petite merde-là est assurée tous risques, pis si le père refuse de m'en offrir une meilleure, c'est qu'il sera mal luné ce soir-là, cas lisse de barniq. Qyn, lui dirai que je me suis jeté dans un chêne ex-cyprès pour éviter un aveugle sourdingue et à moitié saoul...
Tout ça pour expliquer que Paulot et Pedro avaient choisi Dany comme acteur des débuts de la Pàmée-hllllàh.
Pedro s'éclipsa, et Daniel allait rouvrir son journal, quand Paulot s'assit face à lui. Le gros, méfiant, songea à un numéro de duettistes: Paulot allait lui reprendre d'une main ce que Pedro avait tendu de l'autre. Au contraire, le copain aux cheveux pâlots posa sur la table une enveloppe rebondie. Le montant de ses dettes, plus une prime.
- Si je comprends bien, toi et Pedro roulez sur l'or ? tiqua le fils-à-papa. Me demandais pourquoi vous aviez dropaouté. Vous faites quoi ? Les stations-service et les épiceries, ou la revente d'opium dans les maternelles ?
- Du mégotage, tout ça, renâcla Paulot, méprisant. On fait dans le cinoche, principalement. Tiens, v'là ma carte.
- Kekseksa ? C'est du boche, ma parole ? Naturpress, ouais, ça fait sérieux. Chef-accessoiriste ? ça fait quoi ?
- Mettons que le boss cherche un cierge d'un mètre ou une Beretta MP-34, je me démerqde pour y dégauchir.
- Et Pedro, il est dans la même combine ? Scénariste, vraiment ? Il y connaît quoi ? D.A.F. de Sade, Mirabeau, Musset et Apollinaire, tu dis ? Ouais, pas si mal pour un début de sujet. Pûûtain, s'ébahit le petit gros en levant les yeux et en découvrant Paméla assise aux côtés de Pedro, et la rouquine, c'est votre vedette No.1, je parie.
- Dans les choux à 100 milles à l'heure. C'te châtaigne est la cousine à Pierre. Viens, je te la présente, l'idiote !
Ils rejoignirent la table de Pedro, qui offrit des Americain Ovale à la ronde, les alluma et expliqua rapidement:
- Dany, voici Paméla ma cousine. T'inquiète pas trop si elle te sort des conneries, car c'est une Nikapoupoune et pis aussi une faible d'esprit, ou peut-être une débile mentale, à moins qu'elle ne soit lunatique, la pauvresse !
- Ah ouais ? ânonna Daniel, épaté de l'inertie de Paméla. C'est quoi au juste, une Nikapoupoune, selon toi ?
- Pas possible ! s'écria Paulot. Toi, un troisième de classe, t'as jamais entendu parler des Nikapoux de l'Ohio ?
- Les Nègres Blancs d'Amérique ? Sûr que je les connais, mais les Jésuites les avaient exterminés avant 1781.
- Ça, c'est c'qe les jaïshuîtres racontent, car ils n'aiment guère avouer leurs échecs, les khons. Si tu te rappelles, les Nikapoux furent éliminés en même temps que les Amiamis et les Onscouchains, et pour les mêmes raisons. D'après nos bons pères, ils étaient cannibales, et pire encore: pédophiles. En réalité, il y avait trois trucs chez les Nikapoux qui faisaient chier les jésuites au topmax. Ils ignoraient le mot « guerre », ils vivaient tout nus et puis, comble de scélératesses, leurs femmes n'appartenaient à personne: ni père, ni frère, ni mari, ni fiancé qing'oncle.
- Je savais tout ça, mentit Dan, mais je vois mal le rapport avec la cousine de Pedro. Paméla vient de l'Ohio ?
- Tu te rappelles ma tante Azelda ? demanda Pedro. Celle dont on ne parle jamais parce qu'elle a pris le bois avec un Indien ? Eh bien, ce sauvage était un Nikapoux du lac à la Culotte. Car, en 1781, une petite bande de Nikapoux réussit à échapper aux jésuites. Ils descendirent le Fleuve, remontèrent l'Outaouais et la Lièvre, et allèrent se planquer au plus profond de la forêt primévale, à environ 100 milles au Nordth de Clova, qui est le patelin le plus reculé du pays. Depuis, ils vivent cachés, car si les flics leur mettaient la main dessus, ils sont tous coupables de 15 ou 20 crimes des plus mal vus. Alors, tu serais gentil de ne parler des Nikapoux à personne.
- Conclusion, Paméla est une Nikapoupoune. Je veux bien, mais pourquoi la traites-tu d'idiote et mongole ?
- C'est pas une insulte. Paméla est une gourdasse et elle le sait très bien. Les Nikapoux disent toujours le vrai.
- C'est pas si sûr, que je sois une débile mentale, affirma Paméla, paisiblement. La majorité des sorcières étaient de cet avis, mais les autres disaient que ch'sus t'ène psychopathe dangereuse. Folle à lier, comme on dirait ici. Vu que c'est une maladie de Blancs, due à des jeteux de sorts Blancs, fallait que j'vienne dans ce trou à Blancs.
- Eh ben, vous m'en direz tant ! s'extasia Daniel, les yeux dans les seins de Paméla. Mais que fait-elle donc là ?
- C'est un peu compliqué, mais si t'as le temps, tiens, essaie une Holiday; c'est les meilleures ! Les sorcières du lac à la Culotte ont décidé que Paméla souffrait d'une maladie extraordinaire, certainement provoquée par les phormolmaqueureux d'a Grand'Ville. Pam devrait donc y aller pour se soigner. En réalité, je parie mon q qu'a z'auraient dit n'importe quoi pour se débarrasser de Pam-Pam, car c'est une vraie miss Castastrophe. Un chic inimitable pour se mettre les pieds dans les plats. Bref, ma tante Azelda s'est souvenu qu'elle avait une soeur en ville, et voilà Paméla qui se ramasse dans les bras de ma mère. Seulement, ma Môman est une vieille catholique qui va à la messe six jours sucette. Quand elle a vu de quoi la Gourdasse était capable, la vieille fit une crise de nerfs, puis elle est partie en vacances pour six semaines, en me la confiant pour que j'en fasse du hachis ou quoi.
On se la coltine à deux avec Paulot, car on ignore jusqu'où va son idiotie, mais elle aboutirait en tôle en 5 sec si on la laissait prendre des initiatives. On est arrivé à l'apprivoiser 1 peu, mais elle est parfois sauvage et farouche.
- C'est même pas vrai que les Nikapoux sont des cannibales, intervint Paméla avec un retard très considérable. Mon grand-père a mangé le dernier, alors hein ? Pis pourquoi donc que vous disez jamais le mot pythe-haim ?
- Comme je disais, mal élevée au possible, et puis imprévisible comme un papillon. Mets-toi dans le citron que Pam est une Négresse sortie tout droit de la jungle, ou t'auras des ennuis avec elle. Ma chère cousine, dis à Dan pourquoi ton patelin s'appelle le Lac à la Culotte. Si ça ne vous en dérange en rien, mam'zelle la Sauvagessesse.
- Eh ben, c'est à cause du dernier missionnaire qui a réussi à dénicher ma tribu. Celui-là, on ne l'a pas mangé, mais on l'a cousu dans un sac avec deux carcajounes en chaleur, pis on l'a jeté dans la rivière O'wawas ronds.
C'était un candide nave ou un fin Finnois, j'sais pus trop. En tout cas, y nous a fait un affront sanglant, l'ahuri, en voulant nous convaincre de porter des culottes ! L'avait une drôle de religion: l'culte de l'heureux panty, ou un truduq com'Sa. Total, on a jeté sa cargaison de culottes sur le haut-fond aux ordures. Puis un jour, un grand oiseau de fer s'est posé sur le lac, et trois french-chiés se sont mis à pêcher la truite sur le haut-fond. En tout et pour tout, sur une journée, ils attrapèrent chacun une culotte; une mauve, une grise, une pourpre. Pour ça que.
- Ouais ouais, te fatigue pas, Dan avait tout pigé depuis dix minutes. Tu piges un peu mieux le caractère de ma garce de cousine ? Pas vraiment, y'a trop de buée dans tes lunettes, mon 'ieux. Elle vient de te dire qu'elle haït les culottes, et t'as même pas pensé à ce que ça implique. En plus, elle a vécu toute nue toute sa vie, alors elle est aussi impudique qu'une Amazone de l'Amazonie ou une Noirpiote de Kisangani au Dard-Four. Juste pour te dire: eh bien, quand Paméla prend une douche, neuf fois sur huître, elle oublie de fermer la porte et le rideau...
- C'est des menteries, râla Paméla. Pedro sait bien que je fais ex-cyprès de pas fermer la porte, ni rien. Primo, je m'en fous bien raide, qu'on me voie le cul nu. Pis cheuz nous, il est interdit de farmer des porqes: y'en a pas.
En passant, si je peux me permettre: mes maîtres, je vous fais mes plus plates excuses. Je regrette infiniment mon attitude du premier jour. Je vous ai jugés sans vous connaître, comme une imbécile et une étourdie. Cela mérite une punition rigoureuse exemplaire et je m'agenouillerai pour la demander dès que vous le souhaiterez...
- Exemplaire, hein ? rigola Paulot. Que dirais-tu de 50 coups de fouet sur chaque fesse, grue impertinente ?
A ce moment, Paméla eut une attitude si étonnante que Daniel fut à 2 doigts de la considérer folle perdue. Car elle se tapait sur les cuisses en riant à chaudes larmes, sous les regards narquois de ses deux mentors imberbes.
- Ils se foutent de toi: c'est pas une punition, expliqua Pam. C'est ce que mon Pôpa m'a donné toutes les nuits depuis mes quatre ans, juste avant de m'enculer, le bougre, et afin de me faire les fesses rondes, lisses et dures. Ces deux jeunes salopards peuvent inventer beaucoup plus chiant que ça comme pénitence, à mon avis. Et ils vont guère se gêner, car je les ai outragés comme une gourdasse que je suis. En dépit des avertissements polis.
- Il était un peu temps, murmura Paulot, des lueurs menaçantes dans l'oeil. J'ai failli attendre, sauterelle. On peut savoir ce qui t'a fait changer d'avis, selon ta logique de branleuse maniaque ? Le ronflement du V-8, j'suppose ?
- Ben ma Foy, heu. J'sais pas si j'devrais, devant Dan... Ah ben ouais, si vous le demandez, ça va de soi, ô mes maîtres adorés. Suis-je gourde, tout d'mééme. Eh ben voilà: Le premier soir, j'étais amoureuse de la Chose à Machin, comme vous savez. Le deuxième, Machin me manquait encore, mais surtout sa Chose incomparable. Le troisième soir, n'importe quelle chose aurait fait mon affaire. Et puis là, je viens de piger à quoi vous jouez, espèces de vilains morts-pions, et puis bon, ça m'écoeure tout à fait, mais en même temps, heu...ça m'inonde de joie jusqu'au gazon, si vous voyez moyennement de quoi que j'cause les p'tits maqs. Va pour vos berniqs, vu ?
- Tu permets qu'on vérifie ? insinua perfidement Pedro. Avec une garce comme toi, on se méfie jamais assez.
En guise de réponse, Paméla eut un curieux sursaut du buste, ce qui lui permit de faire rebiquer sa jupe sous ses fesses. Ses acolytes glissèrent chacun deux doigts dans sa chagatte, bien épatés qu'elle fusse réellement excitée.
- Ah ben, c'est pas du boniment, conclut Pedro, en se passant II doigts sous le nez. Si t'es si fine et si maligne, la Gourdass, dis-le donc voir, à quoi qu'on joue, selon ta petite tête de musaraigne impertinente et jobastre ?
- Facile. Vous jouez à vous épater l'un l'autre. Je commence à crére que ça pourrait aller loin, vos khonneries.
Paulot adressa un clin d'oeil à Pedro. Jusque là, ils n'avaient pas réellement conscience de jouer à ça, mais ils conclurent tous deux que ce pourrait être une stratégie valable avec les putains, pardon, les daîmes. Pendant ce temps, Daniel pédalait dans la choucroute sur Bête-hell-Gueuse, persuadé qu'il devenait maboul. Car plus rien n'avait de sens, tout à coup. Paulot et Pedro, ces traîne-savates impubères, s'amenaient en limousine avec une lamefée qui écrasait tout le voisinage de sa beauté naturelle et insolente. Puis la blonde rousse aux yeux mauves se disait une Négresse à la limite du prie-mythe-if khan-nie-Baâl, pis elle se laissait traiter de morue et d'idiote en ripostant sur le même ton, et personne n'était vexé. Puis Paulot voulait vérifier quelque chose, ne vérifiait rien, en tirait tout de même des conclusions bien épatantes. Ajustant avec soin la poubelle, Dan y jeta 1 gros Proust.
A trois tablées de là, il y avait un quatuor de musaraignes-à-papa, dont une dotée d'un museau de fffouine, qui observait la table de Paméla avec attention depuis le début. Le byzaerd dandinement de la garce n'échappa pas à la jeune curieuse, qui hocha la tête, incrédule. Nadine du Quai du Bac échappa sa serviette volontairement, se pencha pour la ramasser, et pour vérifier ce qui se passait avec la pétasse châtaine mal déteinte. Quand elle se redressa, elle avait les joues rouges, les yeux exorbités, et le souffle coupé. Elle hochait la caboche, hagarde.
- Hé bien quoi ? s'effara sa meilleure amie, Brigitte Haycouvair. T'as un lumbago, ou bedon t'as vu le Diââble ?
- Je sais pas si cette petite truie est une diablesse, fit Nadine en reprenant son souffle, mais petit a: elle a pas de culotte; petit b: elle a les genoux sous la table et les cuisses écartées au grand large, comme ça (grogna-t-elle en percutant ses amies, qui glapirent) et c: elle a 2 doigts de Paulo et 2 de Pedro dans sa criquette, sablée au 000.
- L'a l'air d'une vache, mais elle jette un peu de jus, cette chârogne, dit Bribri, renseignée par le miroir du bar.
- Affolez-vous pas, c'est qu'une pute des bas-quartiers. Paulot et Pedro sont arrivés en bagnole. Drop-aoutés tous les deux depuis le mois dernier. Z'ont dû se faire un pompiste et se poigner une danseuse à 2 tomates de bordel à matelots, décréta l'intellectuelle de la gang, Sophie Lalanglaide, une rouquine tavelée à lunettes rondes, en s'extrayant d'un ouvrage de Conan Doyle. Ses housses viennent d'un 5-10-15, à vue de nez. Droguée, en+.
Le dernier membre du quatuor, Viviane Lachance, était une petite grosse qui voulait être Bonne Soeur pour demeurer chaste et qui n'aimait guère que la bouffe. Elle émit un bruit désobligeant avec sa joue, pour signifier qu'elle se torchait des p'tits maqs et de leur pute, et elle reprit la dégustation de son banana-split bien sanglant.
Sur ce, Nadine expliqua que ça l'emmerdait bien, mais qu'elle avait un compte à régler avec les godelureaux. Puis elle s'en fut vers la table des hotus catostomes et chondrostomes afin d'assouvir sa curiosité injustifiable.
- Salut, Paulot. J'ai fini le bouquin que tu m'avais passé. Tu peux le reprendre chez moi, quand tu veux, fit-elle.
- Allô Dyna. Je te présente Paméla, la cousine de Pedro. C'est une Nikapoupoune et une débile mentale, je veux dire une Sauvagesse qu'est à moitié folle-dinguo, alors méfie-toi d'elle: elle griffe et elle mord, la vache !
- C'est toi qu'est fou à lier, vieux khon ! Grand singe ! ragea Nadine. C'est honteux. Excusez-le, mam'zelle !
- J'ai du mal à me figurer ton style, bonne femme, répondit Paméla, comme toute intriguée. T'as les oreilles percées, donc t'as une envie folle de te faire enculer à la cosaque, ça va de soi. Et puis t'es assez gonflée de porter sur ta poitrine une statue de ton amant à poil. Mais pourquoi diââble l'as-tu cloué sur des planches ?
Complètement soufflée, Nadine demeura tétanisée un moment, rougit jusqu'à la racine des cheveux, et partit vers ses copines pour leur conter une histoire surréaliste et hallucinante. Elle comprit à retardement que Paulo lui avait glissé quelque chose dans la main. Deux cartes de visite. Altkämpfer bitte den Träger eintreten lassen okh.
Vendus aux Boches, évidemment. Ça expliquait leur attitude arrogante et sournoise, aux p'tits vicelards. Depuis deux ans, Paulot et Pedro s'étaient essayés tous les deux avec Nadine, l'invitant au cinoche et au parc Belmont, puis dans des restaurants cossus. Elle leur avait accordé quelques baisers, mais pas beaucoup plus, car ces 2 jouvenceaux puceaux n'avaient pas de motos, encore moins de chopper, ni Porsche ni MGA, bref: des plouqs.
Bien trop jeunes pour planter 1 personne comme elle, qui ne rêvait qe de quadragénaires grisonnants et experts.
S'asseyant face à Brigitte, Nadine tendit les cartes à Sophie, lui demandant si c'était de l'Art ou du Cauchon. La première de classe était une teigne un peu chiante, mais dans le raisonnement mathématique, elle se démerqdait un peu. En un éclair, Sophie parvint à une conclusion éblouissante, qui mit Nadine sur le flanc. Sophie insinua:
- Une chose est sûre, c'est que la putain de nos copains est une droguée. Je vous parie 20 piastres à 2 contre 1.
- Ben là, ça me troue le cul ! Comment en es-tu si sûre, parle à Sam le Bleu ? Elle a même pas les yeux cernés !
- T'as remarqué l'petit sac en peau de couille de chevreuil pendu à son cou par une tresse en tripe d'oryxnase ?
Elle vient d'en extraire des brins d'herbe d'un beau vert tendre et elle est en train de rouler un joint sur la table.
- Si c'était de la drogue, elle ferait pas ça en public, gourdasse. C'est peut-être une asthmatique qui fume de la salade pour soigner ses bronches, si ça se trouve. D'ailleurs, ton Chèreloque Mollesse savait rien là-dessus...
- Cette saligaude est une effrontée capable de tout, sans honte, sans pudeur et sans tabous. Une Nègresse du fond de la brousse, les autres te l'ont dit, et t'y as vu que du bleu, ma pauvre. Sache que Morrhlaix Kellechôze était un gens-pill'hommes. S'il reniflait un kilo de cocaïne tous les soirs, c'est dans le but d'éliminer les criminels, pas comme un vilain drogué qui ferait ça par pur vice et pour satisfaire les bas instincts de sa chair hhégohïste..
Abusus non tollit usum
- Ah ben ouais, t'as fait première en religion, en plus de toutes tes autres qualités. Ça m'échappait, maudite m...
L'autre salopiote pourrite m'a tellement assommée avec sa réplique à la khon que j'ai même pas pigé pourquoi Paulot m'a donné sa carte. Si ça se trouve, il m'offrait du boulot, et ça ferait bien mon affaire, si je veux m'offrir un abonnement au club de golf. Bri-Bri, ils ne te veulent ni bien ni mal, puis t'as qu'à éviter de parler à la puthe négresse blonde si tu veux pas qu'elle te crache à la gueule. T'irais pas leur demander à quoi ça rime, mon ker ?
Brigitte, un assez joli brin de blondinette aux mèches rebelles, partit sans hésiter vers la table des petits maqs, fit comme Nadine avait demandé, et revint avec des étincelles hollywoodiennes plein les yeux, car les imprésarios en herbe lui avaient fait des offres mirobolantes. Elle expliqua à Nadine que leur boîte, Naturpress aW, oeuvrait dans la photo et le cinéma. Cherchait des modèles pour photos de type académique (2 dollars l'heure) et aussi artistique ( 3 piastres ou plus si talentueuse et souple). Mieux encore, la Naturstück Internazionale allait entamer dès l'été le tournage de plusieurs films dont Pierrot était le scénariste, et pis elle embauchait des figurantes, des seconds rôles, même des vedettes. Un écueil: le photographe et caméraman, Otto Schlepperantriebkette, à peu près, avait des exigences que les 2 nonos ignoraient, à propos de ses modèles, raffolait des gros culs, possible, comme tout bon amateur de saucisse, serait pt-être pas prêt à engager des gonzesses menues comme Nadine.
Et puis le réalisateur, Ernie Bulldöser, faisait dans le réalisme allemand, ffée que ses gifles étaient pas du chiqué.
Si deux Souris Grises se disputaient un enc... un raieshissetend, il voulait voir la marque des doigts sur les joues.
Tout ça laissa les quatre copines un peu rêveuses. Pendant ce temps, Pam faisait mine d'allumer son pétard. Daniel, suant à grosses gouttes, la supplia de n'en rien faire. Tout le monde le connaissait, dans la thurne, puis quelqu'un allait sûrement appeler les flics d'une seconde à l'autre. Une des 4 petites chipies, peut-être même...
- Si on te disait tout ce qu'on fait d'illégal sans se frapper pour autant, tu tomberais sur le cul, mon pote, signala Paulot en se penchant vers Daniel, pour que sa veste de jeans choppée dévoile la bretelle de son étui d'épaule.
Je me suis acheté une charrette la semaine dernière. Je connais un spot à Charlemagne-les-deux-Étoiles où t'as qu'à filer 2 piastres à la vendeuse pour qu'elle inscrive « Caligula Néron » sur les papiers du char. C'est bizarre, au fait: c'est nous qu'on fume de la drogue, et c'est toé qu'as la comprenette qui patine dans la slotche, on dirait.
- J'arrête pas de me poser des questions, en fait, riposta Daniel, seulement vous faites tant de singeries débiles avec votre négresse de cousine qu'on n'a pas le temps d'en placer une. A quoi ça rime, des crapules adorées ?
- Ah ben tiens, une question facile, encore, protesta Paméla, à qui Daniel s'adressait. J'obéis à ces 2 salopards sans scrupules, parce que je suis une fille obéissante, en bonne Nikapoupoune. Mon Pôpa m'a dit d'obéir à ma tante, pis ma Tante m'a dit d'obéir à Pedro, et Pedro m'a dit d'obéir à Paulo, car ils ne sont pas trop de deux...
- Vas-tu piger que les Nikapoupounes disent toujours le vrai et obéissent pour de bon à leur Code Saaq'Rhé ?
- Evidemment, ne peuvent pas être des femmes ordinaires et quelconques. J'ai bien vu ça, mais où ça mène ?
- T'es lourd, mon vieux, à un point pénible. T'sais même plus additionner un plus un. J'vais t'informer, sans ça... Un exemple. Paméla, que dirais-tu si, en prenant ta douche, t'apercevais tout à coup Daniel te contemplant ?
- Ben, je dirais rien, probable; ç'tu veux que je dise, maître ? Ah ben non, mardhe, j'oubliais la Loi de Nature.
Alors bon, j'y demanderais forcément s'il n'aimerait pas mieux de me laver lui-même. C'est ben ça ? J'ai bon ?
- C'est la Loi de la Mère Nature, ça ? s'enroua Daniel. Je pourrais savoir de quel Article île SA gîte au juste ?
- Bah, c'est que la loi du moindre effort, soupira Paméla. C'est bien moins fatigant quand un monsieur me fait ça, et puis ils sont d'un pointilleux dans l'hygiène... A tout coup, ils veulent me savonner l'intérieur du trou de cul, jusqu'à ce que ça me pique et même quand je proteste que ça goûte trop le savon dans mes fesses ! En tout cas, je ne me sens jamais plus propre que quand je me fais laver par un monsieur, ça je le jure par Nanaàbozo.
- Pûutain, râla Dany, en bandant comme un cheval. Là j'dois avouer qu'elle est vraiment pas ordinaire du tout.
- Questionne-la yn pot, marde. Pam, dis à Dany ce que tu es venue faire en ville et quelles leçons on te donne ?
- Ben, gourdasse comme je suis, analphabète, jamais vu une y-collent de ma vie, je vais pas me mettre notaire ou avocat, tout de même. Paraît que j'ai un joli cul, alors j'ai demandé à Paulot et Pedro de me placer comme danseuse ou comme puthe-haim, si ça se trouve. Ffée qu'ils m'apprennent à danser et à plaire aux messieurs.
J'ai pas guières le choix, car notre Loi m'interdit de me fiancer avec un type plus riche que moi. C'est tadboue.
Féée que j'aurais dans l'idée de gagner des sous avec mon cul tant que je suis pas trop vieille et fripée, s'pas ?
Ah ouais, pardon, mon pote - pour toi, ce serait gratuit, vu que je suis qu'une débutante inexperte en putasserie.
- Si c'est ça, j'exige que tu m'invites immédiatement à te laver dans ta douche, ou je descendrai tes 2 farceurs !
- Ben, je vois vraiment pas où serait le problème, susurra Paméla. Ah ben si, marde de remarde - il y a la Loi ?
- Quelle Loi ? Z'avez pas fini d'inventer des carabistouilles et des calembredaines, exprès pour me faire chyay ?
- Dans ma tribu, on respecte l'Eau, expliqua Pam. J'ai pris 1 douche ce matin. Je me lave pas si je suis pas sale.
Comme Daniel demeurait pétrifié, cherchant un argument, Paméla se pencha lentement vers lui, jusqu'à ce que le décolleté de sa blouse mette sous le nez du puceau ses mamelons érigés, puis elle murmura dans son oreille:
- Fais pas cette tête, mon gros lapin. Si tu veux que je sois sale, t'auras qu'à me pisser dessus. Et puis j'aimerais que tu me fasses boire ton urine, pour me rappeler son goût quand tu me la mettras dans les fesses, p'tit fripon !
Cette nuit-là, quand Daniel fut reparti après l'avoir enculée dans sept ou huit positions, Paméla se glissa dans le lit de Pedro, l'implora humblement de bien vouloir l'enculer et de lui faire tout le reste, en n'oubliant pas de la punir pour ses fautes infâmes. Elle ajouta que, toute sa vie, elle s'était endormie avec une queue dans le cul, et puis Pedro était un enculeur si compétent qu'elle voulait être domptée et dressée aux goûts de sa queue. Pour la contrarier, il la fourra dans la plotte, lentement, presque tendrement, extasié de découvrir 1 satin velouté. Mais ensuite, elle fut si cochonne, si soumise, q'il entreprit de lui fourrer les fesses à la longplaying, comme son Pôpa.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
, c'est un Brocard de Droit, plus intouchable qu'aucune LLoyd, tâchez de pas l'oublier...

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